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RTL : Vous êtes comme ça !

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Ensemble c’est mieux france 3

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La Quotidienne France 5

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Reportage France 3 Provence Alpes

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Lancement Ulule

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L'histoire de Monocyclettes a démarrer avec cette campagne de financement participatif en octobre 2019. Sans l'argent récolté grâce à nos généreux contributeurs, l'aventure n'aurait pas pu commencer.... Un immense MERCI à tous ceux qui ont participer à rendre tout...

Cette jeune femme, touchée par un cancer, a décidé d’assumer son corps d’amazone. Elle créé les Monocyclettes, une ligne de vêtements qui cassent les codes de la féminité et aident les femmes à s’aimer, qu’elles aient un sein, deux seins ou pas du tout !

 

« Bonjour, je m’appelle Angélique et il me manque quelque chose : il me manque un sein. J’ai eu un cancer. » Le propos est clair, direct, dans cette vidéo YouTube. Peu après, on y voit la jeune femme qui s’y exprime envoyer valser presque nonchalamment un sein en mousse. Ce geste, c’est la base de son projet. « Je suis partie d’un constat personnel. J’ai décidé de ne pas faire de reconstruction mammaire – cela nécessite entre 3 et 10 opérations chirurgicales, expliquera-t-elle lors de notre échange – et je ne trouvais pas les prothèses confortables. Lourdes, gênantes, je fais partie de ces femmes qui n’ont jamais réussi à s’y faire ! », raconte Angélique. Et se retrouver « à l’arrière-boutique d’un magasin d’orthopédie pour essayer des prothèses, puisqu’il n’existe pas de boutique de lingerie spécialisée, c’est dur ! ». « Je me suis dit que ce serait sympa d’avoir des alternatives, d’autant que celles qui optent pour les prothèses n’ont pas forcément envie d’en porter dans l’intimité », ajoute-t-elle. Elle voit d’autres femmes « bidouiller » leurs vêtements pour cacher un sein absent, cela la conforte dans l’idée qu’il y a quelque chose à inventer.

 

Qui a dit qu’il fallait deux seins pour être belle ?

 

Cette ex-infi rmière en psychiatrie, chanteuse dans un groupe de rock, décide d’assumer son « corps d’amazone » en créant des vêtements pour poitrine asymétrique, au travers de sa marque, les Monocyclettes. « J’ai commencé avec des foulards, des petites coutures… J’ai cherché des vêtements, en France comme à l’étranger. Il n’y avait rien. Je me suis dit : « Tu vas le faire ». Si je ressens ce besoin, je ne dois pas être la seule ». En fait, Angélique n’a pas été touchée par un des cancers du sein « classique », mais par un cancer rare, un angiosarcome, qui se trouvait être placé dans le sein. Pour autant, le traitement est passé par les mêmes étapes balisées : ablation puis radiothérapie, elle échappe de justesse à la chimio- thérapie. Dans ce parcours, elles sont 200 000 femmes à l’avoir vécu, après un cancer du sein sans reconstruction en France. Une population entière qu’Angélique veut voir libre, fière et conquérante ! Ses inspirations, ce sont les Finlandaises du collectif Monokini 2.0 qui a osé faire défi ler des femmes en maillot, cicatrices de mastectomie affichées aux yeux de tous, « un déclic », se souvient Angélique. L’association Les amazones s’exposent (http://lesamazones.fr/)  engagée, à travers l’art et la création, à faire changer le regard sur les femmes qui n’ont plus qu’un sein – est une seconde source d’inspiration. Depuis chez elle, à la Bastide des Jourdans, la nouvelle Amazone apprend à dessiner, à créer un patron, à coudre… « C’était pas gagné », avoue-t-elle. Et voilà une
première collection des Monocyclettes qui éclot ce printemps. Elle est composée de hauts et de robes, déclinés en plusieurs coloris, notamment un sweat-shirt bluffant aux motifs géométriques. Des vêtements qui ont la particularité de rééquilibrer visuellement la silhouette, afin d’offrir la possibilité de ne pas porter de prothèse. Ses créations harmonisent ces silhouettes de femmes, telle qu’elles sont !

 

Des tatouages décoratifs

 

Des tatouages décoratifs Les Monocyclettes, ce sont aussi des tatouages. Des décos de peau qui ont pour but non pas de donner l’illusion d’un mamelon – ce qui se fait d’ailleurs beaucoup grâce à des tatouages en 3D , mais de sublimer une zone en désamour grâce à des motifs éphémères. « J’ai été attirée par un tattoo classique mais l’aspect définitif me rebutait un peu. Sachant que le tatouage est un geste douloureux, et qu’il faudrait le réaliser sur une zone endolorie, j’ai préféré les tatouages éphémères. Cela permet vraiment de jouer avec la cicatrice et de se l’approprier ». Après avoir été son propre cobaye pour tester des dizaines de modèles, écarté ceux qui collent à la peau, ceux qui adhèrent aux vêtements, les trop petits
et les trop grands, les modèles non hypoallergéniques… l’entrepreneuse propose des produits testés et approuvés. Un soutien-gorge avec un
seul bonnet – « mais de la dentelle, parce qu’on peut être sexy avec un sein »  est en prototypage, et devrait compléter la gamme des créations. « Avec les Monocyclettes, j’espère casser les codes de la féminité et aider les femmes à s’aimer, qu’elles aient un sein, deux seins ou pas du tout ! », explique Angélique Lecomte dans une de ses vidéos. « Au début, quand on m’a annoncé la mastectomie, j’étais dans un certain état d’esprit. Mais au bout de 2 ans, j’avais fait du chemin et j’avais une vision drôlement différente des choses. Les nanas qui passent par là, elles en ont ras-le-bol : les traitements, les hospitalisations, la douleur… Quand c’est terminé, elles ne veulent plus rien s’infliger ! ». Pour cette guerrière dont on ressent le fort tempérament, la chirurgie plastique des seins a été très banalisée, « en un claquement de doigts il est possible de gagner une taille de bonnet, mais cela n’a rien à voir avec une reconstruction, qui représente en général plusieurs opérations, avec des greffes, des prothèses, des réinjections de graisse ». « Ce n’est pas grave, n’est-ce pas ? Après tout, on n’est plus à ça près ! », ironise-t-elle. Et puis, l’idée même d’une « reconstruction » la questionne. « Techniquement, on m’a enlevé un sein, et qu’est-ce qu’on me propose ? De faire semblant, comme si de rien n’était. Tu fais comme si tu avais deux seins et tu te tais. Mais je ne suis plus comme avant. Je n’ai aucune envie de revendiquer, mais juste de faire ce que bon me semble en envoyant valser les injonctions de la société. Assez de s’entendre dire : « Quand est-ce que tu fais ta reconstruction ? ». Comme si un geste magique était capable de refermer une porte bien étanche sur ces années de vie. « Quand est-ce que je la fais ? Ben jamais, tiens ! ». Pas du genre à se perdre dans les concessions, Angélique rappelle une forte personnalité au nom étonnamment proche, Angèle. Comme la chanteuse, Angélique balance son « quoi », son message cash. Elle l’envoie à l’attention des oncologues et chirurgiens : « Arrêtez de pousser à la reconstruction des seins ! La reconstruction, la vraie, elle est psychique ». Au travers de sa marque, les Monocyclettes, la jeune femme montre un corps transformé par la maladie, mais libre, beau et unique. Comme une toile de maître.
Amandine PLACE